L'examen d'entrée en médecine et dentisterie affiche un taux d'échec élevé chaque année : la majorité des candidats n'obtient pas de place à l'issue d'une session donnée. Ce guide s'adresse à celles et ceux qui viennent de vivre cette situation, avec un objectif simple : présenter les options réelles, sans rien promettre et sans rien dramatiser.
test-medecine-belgique.fr est un site d'entraînement indépendant, non affilié à l'ARES ni à aucune université de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous ne délivrons aucune admission : nous aidons à réviser. Ce guide ne contient aucun conseil médical ni de santé mentale : il se limite aux options administratives et académiques.
Se réinscrire à une prochaine session
La première option, la plus directe, est de se réinscrire à une prochaine session de l'examen. Le nombre exact de tentatives autorisées n'est pas publié clairement par l'ARES sur les sources consultées pour ce guide : des informations non officielles évoquent une limite liée à un nombre d'années, mais elles se contredisent entre elles et ne proviennent pas d'une page ARES vérifiée directement. Nous ne publions donc aucun chiffre précis sur ce point : si cette question est déterminante pour vous, vérifiez-la directement auprès de l'ARES ou sur la plateforme concoursmd.be avant de fonder une décision dessus.
Ce que l'on peut dire avec certitude : l'examen d'entrée est un dispositif annuel, et rien dans les sources consultées n'indique qu'un échec à une session ferme définitivement la porte à toute nouvelle tentative.
Analyser objectivement son résultat avant de recommencer
Si vous disposez de votre résultat détaillé (moyenne par partie, note par matière), c'est une base concrète pour orienter une nouvelle préparation, plus fiable qu'une impression générale de facilité ou de difficulté. Un échec sur le seuil de 8/20 dans une seule matière scientifique, avec une moyenne confortable par ailleurs, appelle une réponse différente d'un échec réparti sur l'ensemble du volet Compétences.
Prenez le temps d'identifier précisément où s'est joué l'échec avant de redémarrer une préparation généraliste : reprendre l'intégralité du programme sans cette analyse préalable est moins efficace que de cibler les points qui ont concrètement fait la différence. Nos tests d'entraînement, organisés par matière, permettent cette évaluation précise, aussi bien pour un premier passage que pour une reprise après échec.
Lire son relevé de résultats sans le sur-interpréter
Avant de tirer des conclusions définitives sur vos points faibles, assurez-vous de bien comprendre la structure de votre relevé de résultats — voir notre guide dédié sur comment lire son relevé de résultats. Une note tout juste sous un seuil ne révèle pas nécessairement une lacune profonde dans la matière concernée : elle peut aussi refléter une gestion du temps imparfaite ce jour-là, ou quelques questions particulièrement difficiles tombées sur cette matière précise cette session-là. Croisez votre propre ressenti pendant l'épreuve avec votre résultat chiffré avant de bâtir votre plan de révision suivant.
L'accompagnement proposé par les universités
Certaines universités proposent un accompagnement dédié aux candidats non admis. C'est le cas documenté de l'ULiège, dont la Faculté de médecine propose une séance d'information en ligne sur les alternatives, des entretiens d'orientation individualisés, ainsi qu'un centre d'information permanent pour les candidats en recherche de solution. Nous ne savons pas si un dispositif équivalent existe, sous une autre forme, dans les autres universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles : renseignez-vous directement auprès du service d'orientation de l'université qui vous concerne.
La réorientation vers un autre programme
Un étudiant qui a par ailleurs entamé une première année d'études supérieures peut, sous certaines conditions fixées par décret, se réorienter vers un autre programme jusqu'à la fin du premier quadrimestre. Ce droit relève d'une règle générale de l'enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles, pas d'une disposition propre à l'examen de médecine.
D'autres filières d'études de santé existent en Fédération Wallonie-Bruxelles (sciences infirmières, sage-femme, kinésithérapie, entre autres). Leurs modalités d'accès propres ne sont pas couvertes par ce site, car elles diffèrent de celles de l'examen d'entrée en médecine et dentisterie décrit ici : renseignez-vous directement auprès des établissements concernés si vous envisagez cette voie.
Ce que ce guide ne fait pas
Ce guide ne cherche pas à minimiser ce que représente un échec à cet examen, ni à le présenter comme un simple contretemps administratif. Un taux d'échec de 65 % chaque année signifie que la majorité des candidats, y compris des candidats sérieusement préparés, n'obtiennent pas de place à l'issue d'une session donnée. Ce n'est pas la conséquence d'une insuffisance individuelle : c'est la conséquence mécanique d'un nombre de places limité au regard du nombre de candidats.
Ce guide se limite volontairement aux options factuelles et administratives qui s'offrent ensuite, sans promettre qu'une nouvelle tentative aboutira, et sans minimiser la difficulté de la situation. C'est le choix éditorial assumé de l'ensemble de ce site : de l'information sourcée et honnête, ni dramatisée ni enjolivée.
Le rôle de l'entourage, sans pression supplémentaire
L'entourage d'un candidat qui vient d'échouer joue un rôle réel, même s'il ne peut évidemment pas influer sur le résultat lui-même. Ce que rapportent les dispositifs d'accompagnement universitaire documentés (comme celui de l'ULiège cité plus haut) suggère qu'un espace pour discuter calmement des options réelles, sans injonction à décider immédiatement de la suite, aide davantage qu'une pression à se réinscrire aussitôt ou, à l'inverse, à abandonner le projet. Voir aussi notre guide dédié au rôle de l'entourage pendant la préparation pour la période de révision elle-même.
Reprendre sa préparation, avec du recul
Si vous choisissez de retenter votre chance, un échec précédent est aussi une information utile : il indique concrètement quelle partie de l'épreuve (sciences ou compétences, voire une matière précise) a le plus pesé sur votre résultat. Une préparation qui cible ces points plutôt que de tout reréviser au même niveau est souvent plus efficace — voir notre guide sur la méthode de révision.
Nos tests d'entraînement permettent justement d'identifier ces points précis, matière par matière, plutôt que de deviner où concentrer vos efforts pour la prochaine session.
Ce guide s'arrête où commence l'accompagnement humain
Ce site produit un contenu factuel et administratif : il décrit des démarches, des délais, des dispositifs. Il ne se substitue à aucun accompagnement humain. Si la période qui suit un échec est difficile à traverser, la ressource la plus appropriée n'est pas un site d'entraînement au QCM, mais un service d'orientation universitaire, un proche, ou un professionnel de santé selon votre situation. Ce guide ne prétend couvrir que le volet administratif et académique des options qui s'offrent à vous, dans le respect du sujet que ce site s'est fixé de traiter — l'entraînement à un examen, rien d'autre.
▸ SOURCES
- Échec à l'examen d'entrée en médecine ou sciences dentaires : les alternatives — ULiège — Faculté de médecine
- Le concours d'entrée en médecine et dentisterie 2025 livre ses résultats — ARES — Académie de recherche et d'enseignement supérieur